Sir John A. Macdonald

Sir John A MacDonald

En tant que l’un des Pères de la Confédération et à titre de tout premier premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald (né le 11 janvier 1815) a joué un rôle inégalé dans l’histoire du Canada. John A. Macdonald était tout à la fois avocat, homme d’affaires et politicien. Il a joué un rôle crucial, tout comme sir George-Étienne Cartier, dans les négociations qui ont mené à la Confédération et plus tard dans l’élargissement du territoire du Canada jusqu’à l’océan Pacifique. Au cours des années où il a été premier ministre (de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891), le Canada a connu une forte croissance et il est devenu un pays prospère. Le Manitoba, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard se sont joints à la Confédération et le dernier crampon du chemin de fer transcontinental du Canadien Pacifique a été enfoncé dans le sol. Sir John A. Macdonald a également créé la Police à cheval du Nord-Ouest, l’ancêtre de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Jeunesse et éducation

John A. Macdonald avait 5 ans lorsque sa famille a quitté l'Écosse pour s'établir à Kingston, dans le Haut-Canada. Il avait déjà entamé sa formation en droit à l’âge de 15 ans et peu de temps s’est écoulé avant qu’il ouvre son propre cabinet d’avocat. Il a pratiqué le droit avec succès avant de se lancer en politique, d’abord au niveau municipal. Peu après ses débuts sur la scène politique, il s’est présenté aux élections à l’Assemblée législative de la province du Canada et y a été élu.

Débuts dans l’arène politique

Macdonald était un dirigeant charismatique et un politicien dévoué. Il a rapidement gravi les échelons. Il était un conservateur modéré à une époque où la scène politique provinciale était hautement instable et où les impasses parlementaires donnaient fréquemment lieu à des élections.

« Dans ce contexte, Macdonald adopte des opinions politiques prudentes. Il se montre en faveur de la prérogative impériale et de l’appui de l’État aux écoles confessionnelles, tout en s’opposant à l’abolition du droit d’aînesse (qui stipule que lorsqu’un propriétaire immobilier meurt sans laisser de testament, son fils aîné hérite de tout). Par-dessus tout, il se révèle un stratège politique perspicace, croyant fermement qu’il faut fixer des buts pratiques à atteindre par des moyens pratiques Note de bas de page 1. »

Les conférences et la Confédération

« Depuis des années, il est question de réunir toutes les colonies britanniques d’Amérique du Nord sous un gouvernement unique. Macdonald n'a jamais été très enthousiaste à cette idée. Il croit que la province du Canada a un bel avenir devant elle même si elle ne s’associe pas à la Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick ou à l’Île-du-Prince-Édouard. C’est à contrecœur qu’il change d’idée dans les années 1860. Plusieurs motifs expliquent ce revirement, dont le fait que la province du Canada est de plus en plus difficile à gouverner. Macdonald en vient à croire qu’il vaudrait mieux, à long terme, diviser la province en deux et donner à chacune des parties un gouvernement distinct, puis se joindre aux autres colonies britanniques pour former un nouveau pays doté d’un gouvernement fédéral Note de bas de page 2.

Macdonald est souvent considéré comme l’architecte principal de la Confédération puisqu’il a rédigé 50 des 72 résolutions qui ont établi le cadre pour un Canada uni. Il était également l’un des principaux partisans de l’union lors des trois conférences de la Confédération (Charlottetown, Québec et Londres). Il s’est montré persuasif et a eu recours à des compromis pour convaincre les délégués d’accepter les modalités de la Confédération. Ensemble, sir John A. Macdonald – qui a été fait chevalier pour son rôle – ainsi que sir George-Étienne Cartier, se sont faits les champions de la Confédération, ce qui a donné lieu à la naissance d’une nation.

Macdonald après la Confédération

On se souvient de sir John A. Macdonald pour son rôle dans l’expansion des frontières du Canada d’un océan à l’autre, l’achèvement du chemin de fer Canadien Pacifique, la création de la Police à cheval du Nord-Ouest et l’élaboration de la Politique nationale. Les faits saillants de sa carrière comprennent aussi le Scandale du Pacifique, qui a mené à la chute de son gouvernement, et sa gestion de la Rébellion du Nord-Ouest (ou Résistance du Nord-Ouest) en 1885, qui a coûté beaucoup d’appuis au Québec à son gouvernement. Il est décédé le 6 juin 1891, peu de temps après avoir gagné sa quatrième élection.

Pour en savoir plus sur la vie personnelle et politique de sir John A. Macdonald

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