Repères2017 : nature artistique du Canada

Œuvre de Raphaelle de Groot.
Sculpture de l’artiste contemporaine canadienne Raphaelle de Groot.

Partners in Art (PIA) montre aux Canadiens que l’art est dans notre nature. Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération du Canada, Repères2017, un projet Signature de Canada 150, fait appel à l’art contemporain pour engager un dialogue national sur nos histoires et notre avenir collectifs.

Repères2017 a créé une équipe regroupant des conservateurs reconnus à l’échelle nationale, des artistes contemporains canadiens, 15 universités canadiennes, des étudiants en arts de niveau postsecondaire et des communautés locales pour créer, en collaboration, des œuvres d’art. Ces œuvres seront exposées dans des parcs nationaux, des lieux historiques et des espaces verts urbains un peu partout au Canada durant l’été 2017. Elske Kofman, présidente de Repères, Jane Brisebois, présidente du conseil d’administration de Partners in Art, et Tania Willard, conservatrice, nous aident à nous mettre au fait du projet.

Pouvez-vous expliquer l’esprit de Repères2017 et ce à quoi les Canadiens peuvent s’attendre?

Elske : Toutes les œuvres s’inspirent de la nature, racontent des histoires sur notre pays, notre appartenance et la multiplicité des cultures qu’on y retrouve.

Tania : Notre partenariat unique avec Parcs Canada nous permet de travailler dans divers lieux, aussi bien dans des régions sauvages que dans des secteurs très fréquentés. Nous faisons appel à l’art contemporain pour susciter une réflexion sur les 150 ans du Canada.

Pourquoi pensez-vous que le lien entre la nature et l’art est important pour les Canadiens?

Tania : Nos villes sont encore en lien avec la nature d’une façon qui peut être différente de ce qui existe dans d’autres régions du monde. Nous vivons dans un pays où les histoires autochtones et les divers écosystèmes ont un rôle très important à jouer dans nos vies quotidiennes.

Jane : Du point de vue artistique, le Canada a une longue tradition d’art du paysage, et la voix autochtone qui, nous prévoyons, retentira à la suite de ce projet a un important attachement historique à la terre. Dans le cadre de Repères2017, les artistes nous aideront à examiner comment cette définition se développera et changera dans notre avenir.

Elske : L’art est un excellent outil d’apprentissage et d’amorce d’une conversation. Repères2017 est une invitation à réfléchir à notre relation avec la terre, à l’apprécier et à en prendre soin.

Quel est le rôle des artistes autochtones dans Repères2017?

Tania : Ce sont les restaurateurs qui ont mis l’accent sur la pratique autochtone après avoir observé des artistes sensibles à l’esprit de la terre et capables de mobiliser les communautés. Moi-même d’origine autochtone, je suis d’avis que le savoir autochtone est solidement ancré dans l’importance que revêt la terre et les liens profonds qui nous unissent à elle.

Rebecca Belmore.
L’artiste Rebecca Belmore évalue les possibilités d’un parc national.

Certains projets sont réalisés en milieu rural. Pensez-vous que les œuvres d’art inciteront les Canadiens à explorer le pays?

Elske : Parcs Canada a décidé de participer au projet, entre autres, parce qu’il est enthousiaste à l’idée d’inciter un public plus jeune à visiter nos magnifiques parcs et d’attirer sur eux l’attention des gens qui vivent dans les zones urbaines. En plus de vouloir laisser un legs durable qui amènera les générations futures de Canadiens à engager le dialogue les uns avec les autres, nous souhaitons rendre l’art contemporain accessible aussi bien dans le milieu naturel de Parcs Canada que sur le site Web interactif de Repères2017.

Tania : Les personnes qui sont prêtes à se rendre à un endroit éloigné pour avoir accès à une œuvre d’art trouveront l’expérience très gratifiante. Cela dit, bon nombre des œuvres sont exposées dans des parcs plus fréquentés, comme le parc national de Banff, et notre site Web offrira des moyens qui permettront aux gens de collaborer et de participer à l’activité s’ils ne peuvent pas se rendre sur place.

À quel type d’œuvres les différents emplacements pourraient-ils donner lieu?

Tania : L’équipe des conservateurs a visité les lieux suivants : Haida Gwaii, le littoral du Pacifique, l’archipel de Mingan, les Mille-Îles et le parc national de la Rouge. Nous avons établi des liens uniques entre les sites des parcs; le parc de la Rouge, par exemple, est le premier parc urbain aménagé en périphérie de Toronto. Il est jumelé avec le parc des Mille-Îles, un des plus anciens et des plus grands parcs nationaux à l’est des Rocheuses. Dans ces sites magnifiques, l’artiste réagira à tout ce qui l’entoure, à sa propre identité et à sa place dans l’espace, à un monde auquel nous ne pensons peut‑être pas.

Jin-me Yoon, une artiste canadienne d’origine coréenne qui vit à Vancouver, étudiera l’idée d’« emplacement » (le processus de mettre en place quelque chose) dans une série de photographies et de vidéos, tandis qu’Ursula Johnson, une artiste mi'kmaq de la Première Nation d’Eskasoni qui vit à Dartmouth, collaborera avec diverses collectivités du Cap-Breton.

Pourquoi Partners in Art souhaite-il participer aux célébrations du 150e anniversaire du Canada?

Jane : Notre mission consiste à nous faire les champions de l’art et des artistes contemporains canadiens dans l’optique de diffuser la perspective des artistes sur la vie en général. Pour nous, Canada 150 est l’occasion de créer un projet d’art contemporain à l’échelle nationale comme moyen approfondi de nouer un dialogue sur la façon de créer un pays que nous tous aimons, respectons et prenons soin.

Repères2017 se déroulera dans les parcs nationaux et les lieux historiques du Canada du 10 au 25 juin 2017. Consultez cet espace pour vous tenir au courant des dernières nouvelles.

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