Vidéo - Wapikoni Mobile

Transcription

Transcription de Wapikoni Mobile

Durée de la vidéo : 2:33 minutes

[Dans un film d'animation, un jeune homme joue un morceau de guitare.]

[Logo de Canada 150]

[Texte à l'écran : « Wapikoni Mobile »]

[Une grande roulotte tirée par une camionnette circule sur une route bordée de forêt.]

Cassandre Pérusse : « Le Wapikoni, c'est un studio mobile, donc une roulotte qui a été carrément revampée en studio avec des équipements de caméra et qui circule dans les communautés autochtones. »

[Une jeune femme est interviewée dans un bureau au look industriel.]

[Texte à l'écran : « Cassandre Pérusse, chargée de projets, financement et partenariat. »]

[La roulotte arrive dans un village isolé en bordure d'un lac. Des jeunes autochtones discutent autour d'une caméra et d'une perche de microphone.]

Cassandre Pérusse : « Le but premier, c'est vraiment de montrer aux jeunes les rudiments de la création cinématographique pour qu'ils puissent raconter leurs histoires. »

[Un homme est interviewé dans le même bureau.]

[Texte à l'écran : « Christian Morissette, chef, distribution et développement des marchés. »]

Christian Morissette : « Cette année, c'est une année spéciale parce que le Wapikoni, avec le fonds de Patrimoine Canada, va étendre toutes ses opérations à travers le Canada. »

[Un jeune Autochtone portant une casquette et arborant plusieurs piercings est interviewé dans le bureau.]

[Texte à l'écran : « Ray Caplin, cinéaste d'animation. »]

Ray Caplin (traduit de l'anglais en français) : « J'ai participé au Wapikoni pour la première fois en 2012. Il est venu dans ma réserve de Listuguj. »

[Ray est dans sa chambre, dessinant à l'ordinateur à l'aide d'une tablette graphique.]

Ray Caplin : « Quand j'étais chez moi, je ne faisais pas grand-chose. Je dessinais, j'étais en train de devenir une sorte d'ermite dans ma chambre. Un jour, mon père m'a dit : ' Ray, il y a le truc du Wapikoni. Vas-y! Saute sur l'occasion! ' »

[Un homme frotte la roulotte Wapikoni garée dans une réserve, tandis qu'à l'intérieur, des jeunes Autochtones rencontrent un mentor. Dans la forêt, un autre mentor conseille une jeune cinéaste qui fixe le moniteur d'une caméra.]

Ray Caplin : « Alors j'y suis allé et là, un mentor m'a vraiment poussé. Avant, je n'avais jamais vraiment mené un projet à terme. Mais il m'a dit : ' On va le finir, ce projet-là. ' Ah oui, on va le finir, que je me suis dit aussi. »

[Une femme portant des lunettes et arborant un tatouage sur le bras est interviewée dans le bureau au look industriel.]

[Texte à l'écran : « Jani Bellefleur-Kaltush, réalisatrice. »]

Jani Bellefleur-Kaltush : « Je dirais que la Wapikoni est arrivée à un moment où je cherchais ce que je voulais faire de ma vie. Je pense que j'avais besoin de faire sortir une partie de ma créativité quelque part. »

[La roulotte Wapikoni circule sur une route boisée. Un jeune homme fait du jogging dans la rue, tandis qu'un autre le suit en filmant. ]

Jani Bellefleur-Kaltush : « Ça fait que la grosse roulotte arrive. Et là, les intervenants, ils me demandent : ' Ça te tente pas de faire un film, toi? ' OK! »

[Une femme vêtue d'un habit traditionnel danse sur la plage. Les images sont captées par la caméra de Jani.]

Jani Bellefleur-Kaltush : « Là, je me suis rendu compte que… Ha! C'est quelque chose, c'est quelque chose, je tiens quelque chose… Ça fait que là, je me suis dit : ' OK, je vais pousser plus loin. ' »

Ray Caplin : « Quand le film a été fini, il a été présenté dans un festival. D'après ce que j'en sais, il a été bien reçu. C'est là que j'ai vraiment su que j'étais fait pour l'animation. »

[Dans une séquence animée, un jeune homme entre dans un atelier. Il pose l'étui de sa guitare sur le sol et l'ouvre.]

Ray Caplin : « J'ai participé plusieurs fois au Wapikoni, et c'est comme ça que j'ai pu me créer un portfolio, que j'ai ensuite montré à l'Université Concordia. J'en suis à ma troisième année à Concordia grâce à ça. »

[Ray dessine un personnage sur sa tablette graphique.]

Jani Bellefleur-Kaltush : « J'ai fait L'inis, j'ai étudié six mois intensifs. Je suis maintenant la première autochtone à être diplômée en réalisation cinéma à L'inis. »

[Assise sur une rocher avec sa caméra à la main, Jani filme un torrent.]

Cassandre Pérusse : « Il y avait un besoin, en fait, pour les jeunes Autochtones de s'exprimer. Nous, on vient combler ce besoin, et ils ont beaucoup, beaucoup de choses à dire. »

[Une jeune musicienne enregistre une chanson en studio. Un homme et une femme travaillent à l'ordinateur. Un homme portant un chapeau de cowboy est filmé dans une tente.]

Christian Morissette : « Dans les films, il va y avoir des sujets qui sont un peu délicats à aborder. Et la projection des films devient le début d'une discussion. »

[Les films sont projetés dans des salles. Dans la dernière, le logo de Wapikoni s'affiche à l'écran, 3 personnes montent sur scène sous les applaudissements des spectateurs.]

Ray Caplin : « Dans les médias, les peuples autochtones ne sont pratiquement jamais représentés. Le Wapikoni contribue beaucoup au développement du cinéma autochtone et donne aux gens un aperçu de la vie sur une réserve. »

[Dans le film de Ray, le personnage en animation plonge une main dans sa poitrine pour en extraire son cœur.]

Jani Bellefleur-Kaltush : « Ce que je souhaite, moi, pour le Canada, c'est qu'on apprenne à se connaître, qu'on apprenne à vivre ensemble. »

[Logo de Canada 150]

[Texte à l'écran: « canada.ca/150 », « #canada150 »]

Narratrice : « Un message du gouvernement du Canada. »

[Mot-symbole Canada]

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